Lapin de garenne

Si vous aimez vous promener dans la campagne, vous pourrez peut être apercevoir, à la lisière d'un bois ou dans une prairie, un petit animal discret mais curieux, bondir puis s'échapper afin de vous fausser plus rapidement compagnie. Muni de grandes oreilles, ce lapin sauvage ou lapin de garenne fait partie de l'ordre des lagomorphes

Lapin de garenne : présentation

Qui est le lapin de garenne ?

Le lapin de garenne est un petit animal trapu, à la fourrure courte. Plus petit que le lièvre, on le trouve partout en France, sur la route, dans les champs, près des lisières de bois.

Une exception : on ne trouvera quasiment jamais au dessus de 1 000 m d'altitude.

Les principales caractéristiques du lapin de garenne

Sa morphologie est similaire au lapin domestique, comme son appareil respiratoire, son système digestif ou son appareil reproducteur. Il ne présente pas de dimorphisme sexuel.

Voici en détails les principales caractéristiques de ce lapin européen :

  • Son poids : 1,5 kg à 2,5 kg.
  • Son corps : petit, trapu, mesurant de 34 à 50 cm de long. Sa queue touffue mesure 6 cm de long environ.
  • Sa tête : fine avec de grandes oreilles légèrement noires sur les pointes.
  • Sa fourrure : le ventre et la queue sont blancs. Le reste du pelage est gris/brun ou gris foncé. Parfois, on observe une tache rousse au niveau de la nuque.
  • Son caractère : vif et craintif.
  • Son espérance de vie : 8 à 10 ans, mais plutôt 2 à 3 ans à l'état sauvage du fait de la chasse, des maladies et des nombreux prédateurs.
leekris / Getty Images

Comment vit le lapin de garenne ?

Le garenne qu'on appelle également lapin des bois vit en colonie dans des terriers. Il est très actif la nuit et au crépuscule. Très dynamique, il bondit, court, saute, et part à la recherche d'herbes grasses ou de toute autre sorte de végétaux. Il passe aussi une grande partie de son temps à grignoter des écorces d'arbre ou des semi-ligneux.

Chez les garennes, il y a un chef !

Ne vivant pas en captivité comme le lapin de compagnie, le lapin de garenne, de nature très hiérarchique, marque régulièrement son territoire par des dépôts de crottes odorantes, à ne pas confondre avec les crottes molles nommées « cæcotrophe » que le lapin ingère. 

En fait, ce sont à la fois le chef et sa garde rapprochée (les sous-chefs) qui marquent le territoire, car comme dans toute communauté, il faut un chef chez les lapins ! Il s'agira d'un couple dominant, désigné pour commander la colonie, et suivi des sous-chefs.

L'espace de vie du lapin de garenne

La colonie s'appelle la garenne. C'est un ensemble de terriers reliés et connectés par des galeries. On retrouvera donc de nombreuses familles, avec leurs propres terriers au sein de la garenne. Le terrier du lapin est toujours propre car il fait ses besoins à l'extérieur.

Son espace de vie extérieur peut s'étendre de 400 m à 4 hectares. Cependant, ce lapin sauvage, plutôt très casanier, préfère rester à proximité du foyer, son éloignement se situant au maximum entre 150 à 600 m.

Attention aux prédateurs !

Vivant en liberté et à l'état sauvage, le lapin de garenne est confronté à des prédateurs réduisant considérablement sa durée de vie.

Le premier prédateur est l'homme (chasseur). Viennent ensuite, pour les principaux, le renard, la fouine, le blaireau, le chien, le chat, l'hermine, la belette, puis la buse et la chouette.

La reproduction du lapin de garenne

Très prolifique, le lapin de garenne se consacre énormément à la survie de son espèce. C'est pour cela que l'espèce résiste très bien aux nombreux prédateurs et maladies.

Une seule femelle peut donner naissance à 3 à 6 lapereaux par portée, sachant qu'elle peut avoir de 3 à 5 portées de février à août. On ne plaisante pas avec la survie de l'espèce !

L'élevage de lapins de garenne

Certains éleveurs préfèrent se lancer dans l'élevage de lapins de garenne, qu'ils revendent à des sociétés de chasse pour repeupler des territoires ou pour réimplanter l'espèce. Pour ce faire, ils créent plusieurs garenne.

D'autres professionnels ou éleveurs proposent également :

  • la création de parcs d'entraînement pour les chiens. C'est-à-dire pour dresser les jeunes chiens à la chasse, ou tout simplement pour les maintenir en bonne condition physique ;
  • de grands espaces peuplés de lapins de garenne pour la chasse.

Pour aller plus loin



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